Construire un bot de market making sur Hyperliquid

6 mai 2026
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Le market making fait partie des stratégies les plus anciennes des marchés financiers : un market maker place simultanément des ordres à l’achat et à la vente, capte l’écart entre les deux prix — le spread — et apporte de la liquidité au marché. Avec l’essor d’exchanges de contrats perpétuels on-chain comme Hyperliquid, les développeurs indépendants et les petites équipes quant peuvent désormais participer au market making via une API ouverte, sans infrastructure institutionnelle.

Dans cet article, on passe en revue l’approche complète pour construire un bot de market making sur Hyperliquid : logique de stratégie, architecture technique, gestion du risque, et bonnes pratiques pour protéger les clés de signature du bot avec un hardware wallet OneKey.

Qu’est-ce que le market making sur contrats perpétuels ?

Sur un marché spot traditionnel, un market maker détient un inventaire d’actifs réels. Sur un marché de contrats perpétuels, cet « inventaire » correspond plutôt à une exposition nette longue ou courte. Un market maker cherche idéalement à rester neutre en delta : il veut gagner le spread en rafraîchissant souvent ses ordres, pas parier sur la direction du prix.

L’architecture de carnet d’ordres de Hyperliquid ressemble à celle d’un exchange centralisé, mais le règlement s’effectue on-chain et les fonds restent en self-custody. La documentation officielle détaille les types d’ordres, la structure de frais et les spécifications API : c’est une lecture indispensable avant de développer un bot.

Logique de base d’un bot de market making

Calcul du spread

La stratégie symétrique la plus simple consiste à placer un ordre d’achat et un ordre de vente autour du prix médian — le mid price — avec un spread défini :

prix_achat = mid_price * (1 - spread / 2)
prix_vente = mid_price * (1 + spread / 2)

Le spread doit couvrir plusieurs coûts et risques :

  • les frais de transaction, notamment le taker fee si la stratégie se fait exécuter défavorablement ;
  • le risque d’adverse selection, c’est-à-dire une variation de prix défavorable juste après ton exécution ;
  • le coût potentiel lié aux variations du funding rate et à la couverture de l’exposition.

Consulte la documentation officielle de Hyperliquid pour connaître les niveaux de frais par marché, puis choisis une base de spread cohérente avec ton capital, ton horizon et la liquidité du marché.

Rafraîchissement des ordres

Comme les prix bougent en continu, les ordres doivent être mis à jour régulièrement pour rester pertinents. Les déclencheurs les plus courants sont :

  • Déclencheur temporel : rafraîchir les ordres à intervalle fixe, par exemple toutes les 5 secondes.
  • Déclencheur par écart de prix : rafraîchir immédiatement si le mid price s’éloigne trop des prix actuellement affichés.
  • Déclencheur après exécution : replacer des ordres dès qu’une exécution a lieu afin de reconstituer la liquidité.

En production, on combine souvent plusieurs déclencheurs. L’objectif est d’éviter de rafraîchir trop souvent — ce qui peut gaspiller des ressources et augmenter les coûts — tout en évitant de laisser des quotes obsolètes qui pourraient être arbitrées.

Gestion du risque d’inventaire

Pendant le market making, il est fréquent qu’un côté du carnet soit exécuté plus souvent que l’autre. Le bot accumule alors une position nette, longue ou courte, qui s’éloigne de la neutralité. C’est l’un des risques principaux de cette stratégie.

Deux mécanismes sont couramment utilisés :

  • Skew de position : si le bot est net long, il ajuste ses prix d’achat et de vente vers le bas pour encourager les ventes et décourager les achats. L’idée est de ramener progressivement l’exposition vers zéro.
  • Limites de position strictes : si l’exposition nette dépasse un seuil, le bot cesse de placer des ordres qui aggraveraient cette exposition jusqu’à ce que la position revienne dans une zone acceptable.
# Pseudo-code : ajustement des prix selon la position nette

position = get_net_position("BTC")  # positif = long, négatif = short

skew_factor = -position * inventory_risk_param  # paramètre ajustable

bid_price = mid_price * (1 - spread / 2) + skew_factor
ask_price = mid_price * (1 + spread / 2) + skew_factor

Vue d’ensemble de l’architecture

Un bot de market making complet peut être décomposé en trois grandes couches :

┌─────────────────────────────────────────────────────┐
│                  Boucle principale du bot            │
├──────────────┬──────────────┬────────────────────────┤
│ Couche data   │ Couche       │ Couche exécution       │
│               │ stratégie    │                        │
│ WebSocket     │ Calcul du    │ Placement/annulation   │
│ Carnet        │ mid price    │ via REST API            │
│ d’ordres      │ Calcul du    │ Gestion batch           │
│ Exécutions    │ spread       │ Signature               │
│ utilisateur   │ Skew         │ couche hardware OneKey  │
│               │ Contrôle     │                        │
│               │ du risque    │                        │
└──────────────┴──────────────┴────────────────────────┘
│                              │
Données de marché               Ordres envoyés à Hyperliquid
  • La couche data s’abonne en temps réel aux snapshots du carnet d’ordres et aux données d’exécution via WebSocket, en suivant la section WebSocket de la documentation Hyperliquid.
  • La couche stratégie calcule les nouveaux prix à partir des dernières données de marché.
  • La couche exécution annule et replace les ordres via REST API, idéalement en batch, avec des signatures structurées EIP-712 pour sécuriser les requêtes.

Points clés d’implémentation

Placer des ordres via REST API

L’API batch permet de soumettre simultanément les ordres d’achat et de vente, ce qui réduit la latence réseau :

def refresh_quotes(exchange, coin, bid_px, ask_px, order_size):
    # Annuler d’abord les anciens ordres
    open_orders = get_open_orders(coin)

    if open_orders:
        cancel_ids = [o["oid"] for o in open_orders]
        exchange.bulk_cancel(coin, cancel_ids)

    # Soumettre les nouvelles quotes
    new_orders = [
        build_limit_order(coin, is_buy=True,  px=bid_px, sz=order_size),
        build_limit_order(coin, is_buy=False, px=ask_px, sz=order_size),
    ]

    return exchange.bulk_orders(new_orders)

Écouter les exécutions via WebSocket

Le polling REST n’est généralement pas assez réactif pour suivre les exécutions. Il vaut mieux s’abonner aux événements utilisateur via WebSocket :

def on_user_fill(fill_data):
    coin   = fill_data["coin"]
    side   = fill_data["side"]   # "B" = achat exécuté / "A" = vente exécutée
    sz     = fill_data["sz"]
    px     = fill_data["px"]

    update_inventory(coin, side, sz, px)
    trigger_quote_refresh(coin)  # Rafraîchir les quotes après exécution

Les connexions WebSocket peuvent se couper. Il faut donc prévoir une reconnexion automatique, réabonner tous les canaux après reconnexion, puis resynchroniser l’état local.

Principaux risques à prendre en compte

Le market making n’est pas un « arbitrage sans risque ». Plusieurs risques doivent être traités sérieusement :

  • Risque d’inventaire : une série d’exécutions d’un seul côté peut créer une position nette importante.
  • Adverse selection : le bot peut se faire exécuter juste avant un mouvement violent du marché.
  • Risque de latence : des quotes trop lentes à se mettre à jour peuvent être capturées par des traders plus rapides.
  • Risque de liquidité : sur certains marchés, sortir d’une position peut devenir coûteux.
  • Risque technique : bugs, déconnexions WebSocket, erreurs de signature, limites API ou désynchronisation de l’état local.
  • Risque lié au levier : les contrats perpétuels peuvent amplifier rapidement les pertes.

OneKey hardware wallet : bonnes pratiques pour gérer les clés du bot

Un bot de market making doit signer fréquemment des requêtes. Mais signer souvent ne veut pas dire accepter une sécurité faible. Un hardware wallet OneKey conserve la clé privée dans une puce sécurisée isolée du réseau : même si le serveur du bot est compromis, l’attaquant ne peut pas exporter la clé privée.

Architecture recommandée :

  1. Utiliser la fonctionnalité API Agent de Hyperliquid pour créer un wallet de sous-compte dédié au bot et le lier au compte principal.
  2. Gérer la clé privée du wallet de sous-compte avec un hardware wallet OneKey.
  3. Laisser le bot construire les messages de transaction, puis les envoyer à un service local de signature connecté à OneKey.
  4. Soumettre les requêtes signées à Hyperliquid.

Avec ce modèle, même si du code malveillant est injecté dans le bot, il ne peut pas transférer les fonds sans passer par la couche de contrôle et de signature du hardware wallet OneKey.

Conseils d’optimisation

  • Fusionner l’annulation et le replacement d’ordres dans une opération atomique lorsque c’est possible, Hyperliquid prenant en charge des interfaces batch de type cancel-and-place.
  • Privilégier les ordres Alo — add liquidity only — pour éviter de prendre la liquidité par erreur et bénéficier des conditions maker lorsque la stratégie le permet.
  • Enregistrer l’horodatage, le prix et la taille de chaque exécution afin d’analyser régulièrement la performance : revenus de spread, pertes d’inventaire, impact des frais, slippage.
  • Mettre en place un disjoncteur : si la perte intrajournalière dépasse un seuil défini, le bot s’arrête automatiquement et envoie une alerte.
  • Surveiller les erreurs API, les réponses de rate limit, l’écart entre l’état local et l’état réel des ordres ouverts.

Et si tu ne veux pas coder un bot dès le départ ?

Développer un bot de market making demande du temps : stratégie, exécution, monitoring, gestion des clés, contrôle du risque. Si tu veux d’abord te familiariser avec les perpétuels avant d’automatiser quoi que ce soit, OneKey Perps offre un flux plus direct pour explorer le trading de contrats perpétuels dans l’écosystème OneKey.

Tu peux télécharger ou ouvrir OneKey, tester OneKey Perps avec prudence, observer la structure des marchés, comprendre les ordres et la gestion du risque, puis décider plus tard si construire une stratégie automatisée a du sens pour toi.

FAQ

Q1 : Combien faut-il de capital pour commencer le market making sur Hyperliquid ?

Hyperliquid ne fixe pas de capital minimum officiel pour faire du market making. En pratique, le seuil dépend du marché, du prix de l’actif, de la taille minimale d’ordre et du niveau de risque acceptable. Le plus prudent est de commencer avec une taille très faible, de valider la logique du système, puis d’augmenter progressivement seulement si l’infrastructure est stable.

Q2 : D’où vient le profit potentiel d’un bot de market making ?

La source principale est le spread entre achat et vente. Si un ordre d’achat et un ordre de vente sont exécutés à des prix proches, le bot capte l’écart après déduction des frais. Plus un marché est actif et liquide, plus les opportunités d’exécution peuvent être nombreuses, mais la concurrence est aussi plus forte.

Q3 : Comment tester un bot sans risquer de vrais fonds ?

Hyperliquid propose un environnement testnet. En suivant la section dédiée de la documentation officielle, tu peux basculer les endpoints API vers le testnet et déboguer la logique du bot sans engager de capital réel.

Q4 : Un hardware wallet OneKey peut-il devenir un goulot d’étranglement ?

La vitesse de signature de OneKey suffit à la plupart des stratégies quantitatives classiques. Pour des scénarios très haute fréquence — par exemple plusieurs dizaines de signatures par seconde — il peut être pertinent de combiner l’architecture API Agent avec un hot wallet dédié aux opérations rapides, tout en utilisant OneKey pour sécuriser le compte principal et les transferts de fonds. C’est un compromis entre performance et sécurité.

Q5 : Comment gérer les limites de fréquence API ?

Hyperliquid applique des limites de requêtes. Consulte la documentation officielle pour connaître les seuils applicables. Côté bot, implémente un mécanisme de type token bucket pour contrôler la fréquence, puis ajoute un backoff automatique lorsque l’API renvoie une réponse de rate limit, par exemple HTTP 429.

Conclusion

Construire un bot de market making sur Hyperliquid demande de combiner finance quantitative, ingénierie système et sécurité blockchain. Du calcul du spread à la gestion de l’inventaire, chaque détail compte. Et de la clé logicielle à la signature via hardware wallet OneKey, chaque couche de sécurité peut réduire un risque critique.

Si tu ne veux pas partir de zéro, commence par explorer OneKey et OneKey Perps pour mieux comprendre les contrats perpétuels, les ordres et les risques en conditions réelles, sans automatiser prématurément une stratégie.

Tu peux aussi ouvrir Hyperliquid App pour découvrir le marché, ou consulter la documentation officielle Hyperliquid pour approfondir les détails API.

Avertissement sur les risques : le market making est une stratégie quantitative à haut risque. Les pertes peuvent être importantes en cas de volatilité, de panne technique, d’erreur de stratégie ou de mauvaise gestion du levier. Les contrats perpétuels peuvent amplifier les pertes potentielles. Ce contenu est fourni uniquement à des fins d’apprentissage technique et ne constitue pas un conseil financier, juridique, d’investissement ou de trading. Évalue soigneusement ta tolérance au risque et respecte les lois et réglementations applicables dans ta juridiction.

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